Industrie, emplois et innovation

Afin de transformer les objectifs de déploiement des énergies renouvelables en opportunités industrielles et en création d’emplois sur notre territoire, la commission Industrie, emplois et innovation du SER renforce les échanges entre les acteurs industriels et l’écosystème de l’innovation pour travailler sur les grands enjeux à venir : nouvelles générations des technologies renouvelables, ouverture au stockage et au numérique, identification des filières industrielles associées, recensement des besoins en formation et en emplois.

Chiffres clés

166 000 ETP

emplois directs et indirects (ETP) dans les énergies renouvelables en 2019 et 264 000 ETP en 2028.

14 milliards

de valeur ajoutée générée par les énergies renouvelables en France en 2019 et 24 milliards d’euros en 2028.

80 %

de la valeur ajoutée créée par les énergies renouvelables est localisée en France.

 

Les enjeux

  • Porter un message affirmé sur les aspects industriels, la création d’emplois et de valeur liés au développement des énergies renouvelables en France
  • Faciliter la pénétration des différentes sources d’énergie renouvelables dans le système énergétique en se positionnant sur des sujets innovants comme le stockage, la digitalisation ou l’agrégation
  • Participer à la reconversion de certains métiers ou à la formation à de nouveaux métiers dans le cadre de la transition énergétique

 

 

Les propositions du SER

1

Garantir la pérennité des filières renouvelables existantes et le respect des trajectoires de développement des énergies renouvelables définies dans la PPE

Mettre en œuvre les objectifs de la PPE se traduira par des retombées économiques majeures pour la France. Il est donc fondamental de poursuivre les efforts entrepris ces dernières années afin d’accompagner l’accélération du développement des énergies renouvelables et de respecter les trajectoires de la PPE : poursuite des efforts de simplification règlementaire engagés afin de réduire au maximum le temps de développement des projets ; anticipation accrue des besoins de renforcement des réseaux ; développement et /stabilisation d’un cadre économique favorable au déclenchement d’investissements par nature capitalistiques ; mise en place d’une politique de formation et de gestion des compétences répondant aux besoins des acteurs des filières pour concrétiser les ambitions de la PPE.

2

Mettre en place une stratégie de densification du tissu industriel local

80 % de la valeur créée par le développement des énergies renouvelables profite à l’économie nationale. Une marge de progression reste toutefois possible à travers la mise en place d’une stratégie de densification du tissu industriel français. Celle-ci peut passer par différents axes :

  • Une démarche de structuration de filière, à l’image du programme Windustry initié par le SER, afin d’identifier et de renforcer le tissu des fournisseurs de biens et services, qui sont souvent des PME ;
  • Un processus de suivi du contenu local, à l’image des démarches engagées dans le Comité stratégique de filière pour les Nouveaux systèmes énergétiques ;
  • La mise en place, dans le cadre du Pacte productif, d’un environnement permettant aux entreprises d’investir plus facilement dans la transition énergétique ;
  • Le développement d’une offre de formation qui permette de répondre aux besoins de compétences nouvelles identifiées sur le terrain.
3

Créer un statut d’opérateur de stockage

A ce jour, il n’existe pas de cadre règlementaire encadrant le stockage de l’électricité en France métropolitaine. Il n’existe pas davantage de définition d’une unité de stockage dans les codes de réseaux européens. Par nature, un actif de stockage est à la fois consommateur au moment de la charge et producteur à la décharge. Ce caractère bidirectionnel doit être pris en compte pour adapter la fiscalité et le tarif des électrons soutirés, stockés puis restitués. Ainsi, le SER suggère que soit défini, en collaboration avec l’ensemble des acteurs du système, un statut d’opérateur de stockage indépendant de la technologie mise en œuvre.

4

Le développement et l’exploitation d‘unités du stockage doit rester du ressort des acteurs de marché

Pour éviter que les équilibres actuels sur les marchés de l’énergie soient perturbés par le développement du stockage, et en application des directives européennes sur le sujet, le développement et l’exploitation d’unités de stockage doivent rester du ressort des acteurs de marché et ne pas entrer dans le cadre du monopole régulé des gestionnaires de réseau.

Afin de permettre ce bon développement, des protocoles communs doivent être mis en place avec les gestionnaires de réseaux afin que la valeur du stockage pour des usages variés (congestions, régulation de tension locale, éventuels reports voire annulation d’investissements réseaux etc.) soit au mieux exploitée et profite à la collectivité. Cela passe également par la mise à disposition d’un certain nombre de données par les gestionnaires de réseaux sur les transits et les congestions afin que les acteurs puissent identifier de potentielles solutions.

 

 

Commission Industrie, emplois et innovation

Président de commission : Florence LAMBERT, CEA-LITEN

Permanent référent du SER

Jérôme MORVILLE
Responsable cadre économique des énergies renouvelables

 

 

Événements à venir