Le SER, Armateurs de France et France Energie Eolienne co-signent une charte d’engagement pour contribuer au développement d’une filière française de services maritimes éoliens en mer

Armateurs de France, France Energie Eolienne et le Syndicat des énergies renouvelables co-signent, ce jour, à l’occasion des Assises de l’économie de la mer à Lille, une charte d’engagement pour contribuer au développement d’une filière française de services maritimes éoliens en mer. En France, le pacte « éolien en mer » (signé le 14 mars 2022) et les outils de planification énergétique (PPE) et maritime (stratégie nationale mer et littoral) associés sont une occasion unique de développer une filière industrielle robuste et pérenne, contribuant à l’économie bleue du pays et à sa souveraineté industrielle. De même, dans l’esprit du « Fontenoy du maritime » et du rapport relatif à l’éolien en mer et aux services maritimes remis par Frédéric Moncany de Saint-Aignan (président du Cluster maritime français) à la Ministre de la mer en janvier 2022, les représentants de la filière visent un accroissement du contenu local tricolore sur l’ensemble de la chaîne de valeur, dont les services maritimes.

La présente charte vise à engager, par l’action des représentants des deux filières, les opérateurs des champs à accompagner les acteurs des services maritimes français pour répondre aux enjeux techniques, de qualité, de calendrier de projet, de formation, de décarbonation. Les actions prévues dans le cadre de la charte visent à informer en amont sur les opportunités d’affaires et garantir une visibilité sur le calendrier des projets d’une part, et à soutenir la filière française des services maritimes dans la construction d’une offre compétitive et flexible d’autre part. Elle seront mises en œuvre par les trois associations professionnelles co-signataires et leurs adhérents, à compter du 8 novembre 2022.

 

Anne-Catherine de Tourtier, Présidente de France Energie Eolienne, déclare : « La signature de cette charte d’engagement avec la filière française des armateurs reflète la volonté des industriels de l’éolien en mer de porter haut les couleurs de notre économie bleue, du pavillon France et de renforcer une dynamique socio-économique déjà à l’œuvre et positive pour les territoires d’implantation des projets. Nous nous en réjouissons ! »

 

Jean-Emmanuel Sauvée, Président d’Armateurs de France, déclare : « Armateurs de France se félicite de l’avènement de cette charte. C’est un signal fort de solidarité économique entre les acteurs de la filière de l’éolien en mer en faveur du déploiement des services maritimes français sur les champs français et à l’étranger. L’essor de ces activités hautement qualifiées et éminemment stratégiques pour la France sont un gage d’indépendance et de souveraineté de notre pays et je me réjouis depuis longtemps de la mobilisation des armateurs français dont le savoir-faire et les compétences permettront de relever le défi. »

 

Jules Nyssen, Président du Syndicat des énergies renouvelables, déclare : « Pour le SER cette charte s’inscrit, à la fois, dans la raison d’être du SER – celle de développer la filière industrielle des énergies renouvelables en France et de promouvoir la création d’emplois et de valeur ajoutée dans ce secteur sur notre territoire – et dans la concrétisation de la trajectoire décidée par le Pacte éolien en mer signé avec l’Etat cette année, de 20 GW attribués d’ici 2030, et de 40 GW en service en 2050. A cet égard, il faut se saisir de tous les leviers disponibles pour assurer la pérennité de la filière qui doit rayonner avec l’ensemble des acteurs du maritime ; le projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables en est un bien-sûr mais aussi la prochaine Programmation Pluriannuelle de l’énergie également. »

 

Télécharger la Charte >>

Colloque 2022 du SER : inscrire l’accélération et la planification des énergies renouvelables dans la loi

La 23ème édition du Colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER) a réuni plus de 700 participants, dont une trentaine de parlementaires, qui ont échangé sur les grandes priorités politiques de ces prochains mois, en particulier le projet de loi d’accélération des énergies renouvelables et la future loi de programmation énergétique. Le SER a remis à cette occasion sa nouvelle « Feuille de route pour une programmation énergie-climat ambitieuse » à Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre de la Transition énergétique.

Alors que l’examen parlementaire du projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables va débuter en octobre, le colloque annuel du SER a accueilli cette année près d’une trentaine de députés et sénateurs afin d’échanger sur les priorités de la filière des énergies renouvelables. Ces débats nourris ont permis de mieux comprendre les attentes et propositions des différentes formations politiques.

Ce colloque a aussi été l’occasion de rappeler les dynamiques à l’œuvre aux niveaux international et européen, à travers les interventions de Fatih BIROL, Directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie, et de Pascal CANFIN, président de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement européen. Les débats ont permis de souligner les attentes très fortes des Français quant à l’exemplarité de la filière des énergies renouvelables et de rappeler les différentes actions entreprises afin d’y répondre.

Le rôle des territoires dans la transition énergétique a également été mis en avant à travers la remise du Trophée des énergies renouvelables à Alain LEBOEUF, Président du Conseil départemental de la Vendée, pour son engagement exemplaire et l’impulsion qu’il a su donner au développement des énergies renouvelables.

Enfin, le colloque du SER a permis d’engager les discussions sur la future loi de programmation énergétique attendue en 2023. A cette occasion, Jean-Louis BAL, Président du SER, a remis à la ministre de la Transition énergétique, Agnès PANNIER-RUNACHER, sa ‹‹ Feuille de route pour une programmation énergie-climat ambitieuse ››, qui présente une vision de la planification fondée sur l’expérience concrète et les besoins identifiés par les acteurs de terrain. En ligne de mire, un objectif de 45 % d’énergies renouvelables en 2030, en phase avec la vision de la Commission européenne, et une déclinaison pour chaque filière renouvelable des trajectoires de développement pour les périodes 2024-2028 et 2029-2033.

 

Téléchargez la nouvelle ‹‹ Feuille de route du SER pour une programmation énergie-climat ambitieuse ›› en cliquant ici.

 

Les vidéos

Toutes les interventions du 23ème Colloque annuel du SER du 29 septembre 2022 sont disponibles en replay.

Ouverture (1)
Intervenant : Jean-Louis BAL
Ouverture (2)
Intervenant : Fatih BIROL
Ouverture (3)
Intervenante : Agnès PANNIER-RUNACHER
Ouverture (4)
Intervenant : Pascal CANFIN
Table ronde 1 (introduction)
Intervenant : Bruno BONNELL
Table ronde 1
Les énergies renouvelables, facteur de notre souveraineté
Table ronde 2
Les énergies renouvelables, inscrites dans un projet de société durable et propère
Remise du trophée des EnR
Le 19ème Trophée des énergies renouvelables a été remis à Alain LEBOEUF, Président du Conseil départemental de la Vendée.
Table ronde 3
Accélérer et planifier pour réussir la transition énergétique de la France
Table ronde 4 (introduction)
Intervenante : Catherine MACGREGOR
Table ronde 4
Les Français veulent plus d’énergies renouvelables mais exigent un développement exemplaire
Clôture
Intervenant : Jean-Louis BAL

 

 

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Colloque du SER 2022

8èmes Assises Nationales des énergies marines renouvelables : 2022 doit marquer le temps de l’accélération !

Plus de 200 participants se sont réunis au Havre, le mardi 14 juin 2022, pour les 8e Assises des énergies marines renouvelables (EMR) organisées par le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Cet événement a permis d’échanger autour d’un enjeu commun : face à l’urgence climatique, aux défis majeurs que rencontre notre pays en matière de souveraineté énergétique et de sécurité d’approvisionnement, comment accélérer le développement des énergies marines renouvelables ?

Une accélération indispensable pour réussir la transition énergétique
Les EMR apportent déjà une contribution indispensable à la transition énergétique dans le monde. A l’instar du mouvement observé à l’international, et notamment en Europe, la France doit changer d’échelle. Tous les scénarios envisageables convergent vers la nécessité d’un développement des énergies marines à une échelle bien plus importante que celle atteinte jusqu’alors. Signe de cette exigence d’accélération, le Pacte Éolien en mer signé en mars 2022 entre l’Etat et la filière implique d’attribuer 20 GW d’ici 2030, objectif atteint à hauteur de 3 GW aujourd’hui, dont 2 GW en construction. En d’autres termes, cet objectif, qui au regard des impératifs de lutte contre le changement climatique ne peut être une option, nécessite de multiplier par 7 le nombre de projets engagés pour l’éolien en mer dans les deux décennies à venir, par rapport aux dix dernières années. Cela implique également d’écrire et d’engager la phase commerciale pour l’hydrolien.
 

Une accélération bénéfique pour l’emploi et le développement économique
Les EMR constituent aussi une réalité industrielle à amplifier massivement. Comme annoncé par la filière depuis de nombreuses années, le développement des énergies marines renouvelables s’accompagne de nombreuses créations d’emplois, à nouveau confirmée en 2021 par les résultats du 6e rapport de l’Observatoire des énergies de la mer* présentés à l’occasion des Assises.
Les chiffres sont éloquents : plus de 2,5 milliards d’investissements (+76%) et 1,3 milliards de chiffre d’affaires (+65%) en 2021 ont permis à la filière française d’atteindre 6 591 emplois au minimum (l’Observatoire ne tient compte que des emplois des répondants à l’enquête annuelle, sans extrapolation). La filière des EMR en France fait mieux que les 1500 créations d’emplois envisagées l’an passé. Avec 1 732 emplois supplémentaires d’une année sur l’autre, elle est sur la trajectoire de ses engagements de 20 000 emplois créés en 2035.
Ces bons résultats vérifiés par l’Observatoire traduisent l’allumage des deux moteurs de la croissance des EMR en France : des implantations industrielles et des chantiers de construction de parcs en mer. Ainsi, la Normandie devient la première région d’accueil des emplois EMR dans notre pays. Si l’éolien, posé et flottant, reste la locomotive, les investissements dans les autres énergies marines renouvelables, dont l’hydrolien et le houlomoteur, montrent l’avancée des projets en ces domaines. Pour 2022, les acteurs de la filière restent optimistes et prévoient de nouvelles créations d’emplois sur le même rythme (+ 1 700), à condition de lever les difficultés de recrutement.
 

Une accélération impossible sans planification
Les EMR doivent enfin s’inscrire dans un exercice de planification concret et rapide. C’est un besoin partagé par l’ensemble des parties prenantes. Il s’agit de la clé de voute indispensable à l’atteinte de nos objectifs. Le changement d’échelle ne pourra se réaliser qu’avec un changement de méthode, consistant à doter enfin la France d’une vision pour le développement des énergies renouvelables sur son espace maritime, partagée avec l’ensemble des acteurs – en premier lieu les usagers de la mer – et compatible avec le bon état écologique de l’environnement, et à se donner collectivement les moyens de mener à bien cet exercice.
 

Une accélération à organiser avec l’ensemble des parties prenantes et dans le respect de l’environnement
Jean-Louis BAL, Président du SER l’a souligné : ‹‹ Accélérer, ce n’est pas forcer l’émergence de projets au détriment de l’environnement ou de la concertation, bien au contraire. C’est se donner les moyens d’anticiper collectivement et de préparer les projets – où seront-ils situés, quand seront-ils construits, avec quels moyens et dans quelles conditions – pour avoir le temps de bien faire, et ne pas devoir choisir, dans quelques années, entre précipitation catastrophée ou renoncement à nos objectifs climatiques. ››

 

Les vidéos

Toutes les interventions des 8èmes Assises nationales des EMR du 14 juin 2022 sont disponibles en replay.

10H00-10H45 : Ouverture
Avec Jean-Louis BAL, Jean-Baptiste GASTINNE, Hubert DEJEAN DE LA BATIE et Sophie MOURLON
10H45-11H45 : Première séquence
Les EMR, une contribution indispensable à la transition énergétique
11H45-12H45 : Deuxième séquence
La planification, clé de voute de l’atteinte des objectifs
12H45-13H15 : Regards croisés
L’appropriation des projets EMR
14H30-16H00 : Troisième séquence
Les EMR, une réalité industrielle à amplifier
16H30-17H15 : Quatrième séquence
Développement des EMR et préservation de la biodiversité
17H15 : Conclusion
Jean-Louis BAL, Président, Syndicat des énergies renouvelables (SER)

 

 

‹‹2030 : cap vers une France solaire››, 300 participants réunis à Marseille pour le 7ème Colloque national Photovoltaïque du SER

La crise sanitaire qui bouleverse le monde depuis deux ans et plus récemment la guerre en Ukraine nous rappellent notre trop forte dépendance aux énergies fossiles. A ce jour et malgré l’avance de la France en matière de décarbonation du système électrique, 64 % de notre consommation énergétique repose encore sur des énergies fossiles. Comme l’a rappelé Agnès Panier-Runacher, ministre de la transition énergétique, lors du 7ème Colloque national Photovoltaïque organisé par le Syndicat des énergies renouvelables le 6 juillet dernier à Marseille, « il nous faut changer d’échelle dans le déploiement des énergies renouvelables et du photovoltaïque en France ».

Plus de 300 participants étaient réunis au Mucem à Marseille pour tenter de répondre à une question centrale : quel futur voulons-nous pour la filière photovoltaïque, comment le construire ? Et plus précisément, comment le solaire devra-t-il prendre sa place dans la planification énergétique et territoriale annoncée ?

Adaptation nécessaire de nos modèles économiques au contexte inédit de hausse des coûts et des taux d’intérêt, mesures pour répondre à l’urgence induite par ce contexte, innovations technologiques pour relancer l’industrie européenne et française, appropriation des projets solaires par les territoires, synergies avec l’agriculture, nouveaux usages et implication du consommateur : autant de sujets sur lesquels les débats entre près de 30 experts industriels et institutionnels de tous horizons ont montré le cap à suivre pour que d’ici 2030 la France soit placée à la hauteur de ses ambitions solaires.

Multiplier par dix la capacité installée de cette technologie en France, en une décennie, implique dès à présent de libérer toutes les énergies pour favoriser l’ensemble des dynamiques de développement de la filière. Le changement d’échelle doit être systémique et impliquer tout le monde et dans tous les territoires, du citoyen-consommateur aux acteurs économiques en passant par les collectivités locales ou encore l’Etat. C’est à ce prix que la France passera le cap pour répondre aux enjeux climatiques et énergétiques.

 

Pour Jean-Louis Bal, président du SER ‹‹ la filière solaire photovoltaïque a su démontrer depuis dix ans sa capacité technologique et économique pour devenir un pilier essentiel de la bifurcation énergétique que doit prendre notre pays pour répondre aux enjeux de ce siècle. Pourtant nous devons accélérer. Au-delà d’une stratégie long terme et d’objectifs ambitieux tendant à multiplier par dix la puissance solaire installée en France dans les prochaines années, nous attendons du gouvernement qu’il prenne très rapidement les mesures annoncées pour faire face à l’urgence liée à l’instabilité géopolitique actuelle ››.

 

Pour Xavier Daval, président de la Commission solaire du SER ‹‹ le potentiel et le dynamisme de la filière nous permettent d’être sereins quant à la place de premier plan qu’occupera la France dans le solaire photovoltaïque d’ici la fin de cette décennie. Nous n’avons pas le choix, il en va de notre survie écologique, industrielle. Le gouvernement s’est engagé à accompagner ce formidable mouvement, la filière l’a entendu et sera réceptive, déterminée et vigilante. A court terme, il convient d’agir vite maintenant. Nombre de projets subissent de plein fouet les bouleversements liés au contexte mondial marqué par l’instabilité des prix et des défauts d’approvisionnement. Nous attendons des mesures fortes et rapides pour débloquer ces projets ››.

 

 

Les vidéos

Toutes les interventions du 7ème Colloque national Photovoltaïque du 6 juillet 2022 sont disponibles en replay.

9H20-09H45 : Ouverture
Avec Jean-Louis BAL, Agnès PANNIER-RUNACHER, Anne CLAUDIUS-PETIT, Anne CLAUDIUS-PETIT et Michèle RUBIROLA
10H45-11H30 : Regard croisé
Comment accélérer et changer d’échelle ?
11H30-12H30 : Table ronde 1
Comment adapter les modèles économiques au contexte inédit de hausse des coûts et des taux ?
12H30-13H15 : Table-ronde 2
Quelles innovations technologiques pour relancer l’industrie européenne et française ?
14H45-15H30 : Regard Croisé
Quelle appropriation des projets solaires par les territoires ?
15H30-17H00 : Table ronde 3
Quelle place pour l’AGRI/PV dans l’atteinte des objectifs à 2050 ?
17H00-18H00 : Table ronde 4
Quels nouveaux usages et quelle implication du consommateur ?
18H00 : Conclusion
Jean-Louis BAL, Président, Syndicat des énergies renouvelables (SER)

 

 

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Colloque national photovoltaïque 2022

Le raccordement des énergies renouvelables électriques atteint son plus haut niveau historique en 2021

La puissance totale du parc électrique EnR – hydroélectricité, éolien, solaire photovoltaïque, et bioénergies confondus – s’élève, fin 2021 à 59 781 MW. Cela représente une hausse de près de 4 GW (3 951 MW) sur l’année, les filières solaire photovoltaïque et éolienne comptant respectivement pour 2 687 MW et 1 202 MW des nouvelles capacités raccordées.

Evolution de la puissance installée

Les énergies renouvelables ont participé à hauteur de 25 % à la couverture de la consommation d’électricité de France métropolitaine au cours de l’année 2021. Une baisse de deux points par rapport à l’année précédente qui s’explique par une production renouvelable en légère baisse (117,5 TWh contre 121,2 TWh en 2020) et par une consommation électrique plus importante qu’en 2020, année impactée par les confinements liés à la pandémie de Covid-19.

Sur le dernier trimestre 2021, 1 084 MW de nouvelles installations ont été raccordées aux réseaux d’électricité métropolitains, dont 761 MW pour le solaire (record trimestriel) et 310 MW pour l’éolien1.

La puissance du parc solaire s’élève à 13 067 MW au 31 décembre 2021, avec deux faits marquants cette année : le niveau de raccordement de 2021, 2 687 MW, a été trois fois supérieur à celui de 2020 (877 MW) tandis que le dernier trimestre 2021 a atteint un plus haut niveau historique avec 761 MW mis en service, soit presque autant en trois mois que sur toute l’année 2020. A fin 2023, la PPE vise un parc de 20 100 MW, ce qui supposera l’accélération de cette dynamique avec le raccordement de 3 500 MW/an sur les deux prochaines années.
Avec 2,4 TWh produit au dernier trimestre et 14,3 TWh sur toute l’année 2021, en hausse de 12,6 % par rapport à 2020, la filière solaire confirme son développement et atteint pour la première fois un taux de couverture de 3 % de la consommation électrique annuelle (contre 2,8 % en 2020). De juin à août 2021, des niveaux records de plus de 5 % ont été atteints.

Le parc éolien atteint 18 783 MW au 31 décembre 2021, avec 310 MW raccordés sur le dernier trimestre. Sur l’année 2021, la croissance s’élève à 1 202 MW, en léger rebond par rapport au point bas de 2020 (1 116 MW raccordés). A fin 2023, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) vise un parc de 24 100 MW, ce qui supposera une tendance plus élevée et le raccordement de 2 600 MW/an sur les deux prochaines années.
La filière a produit 10,5 TWh sur le dernier trimestre et 36,8 TWh sur les douze derniers mois, en baisse de 7,2 % par rapport à l’année 2020 qui avait été marquée par des vents exceptionnels et un record de production éolienne. Par rapport à la référence 2019, la production éolienne est en hausse 8,9 % en 2021. Le taux de couverture de la consommation par l’énergie éolienne s’élève à 7,8 % sur l’année, en baisse de 1 point par rapport à 2020. Ce taux s’est établi à 8 % au dernier trimestre 2021.

Le parc hydroélectrique est stable avec une puissance installée de 25 718 MW, le même niveau qu’en 2021 malgré de nouvelles mises en service ayant compensé la fin de vie de certaines installations. L’objectif PPE d’un parc hors Corse de 25 700 MW à fin 2023 est atteint à 99,2 % (parc hors Corse de 25 494 MW).
La production hydroélectrique renouvelable s’est élevée à 58,4 TWh en 2021, en baisse de 4,5 % par rapport à 2020. Au dernier trimestre, cette production s’établissait à 10,9 TWh. Le taux de couverture de la consommation par l’hydroélectricité renouvelable est de 12,4 % pour l’année 2021 et de 8,3 % pour le dernier trimestre.

La filière bioénergies électriques atteint une puissance installée de 2 213 MW, avec 63 MW de nouvelles capacités dont 9 MW raccordés sur le dernier trimestre 2021.
Sa production s’est élevée à 8 TWh sur l’année 2021, en hausse de 3,8 % par rapport à 2020. La filière couvre ainsi 1,7 % de l’électricité consommée en 2021.

 

Afin de répondre aux objectifs de la Loi Energie-Climat de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix de production électrique en 2030, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer pour permettre l’intégration de l’électricité renouvelable, tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique, ainsi que la qualité d’alimentation des consommateurs.

Ces résultats sont issus du Panorama de l’électricité renouvelable au 31 décembre 2021, élaboré chaque trimestre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), RTE, Enedis et l’Agence ORE (Opérateurs de Réseaux d’Energie). Ce document est complété d’un supplément technique sur les Technologies pour la production d’électricité renouvelable.

Énergie, climat : les candidats face aux grands défis

Matinale Twitch SER x PIPOLE

Présidentielle : retour sur la matinale Twitch #energies & #climat en présence des portes-paroles des candidats

Dans la perspective d’un quinquennat décisif pour relever les défis majeurs de la souveraineté et de la transition énergétique, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a convié les candidats à présenter et débattre de leurs projets en matière d’énergies renouvelables. Cinq porte-paroles en charge des volets Énergie et Climat de leurs programmes respectifs ont ainsi pu exposer les solutions qu’ils proposent aux Français et répondre aux questions des streamers et des twitcheurs à l’occasion d’une Matinale spéciale diffusée en direct, mardi 22 mars, sur la chaîne Twitch de PIPOLE, le premier média de société live de la plateforme.

> Revoir la Matinale Twitch SER x PIPOLE

 

“Énergie, climat : quels projets pour la France ?”, un programme pour débattre des enjeux énergétiques au cœur de la campagne présidentielle, en présence des porte-paroles de cinq candidats (par ordre de passage) :
Anthony CELLIER, représentant d’Emmanuel Macron, Député La République En Marche ;
Delphine BATHO, représentante de Yannick Jadot, Députée et Présidente de Génération Écologie ;
Yann WEHRLING, représentant de Valérie Pécresse, Conseiller régional d’Île-de-France et Conseiller auprès de la candidate, en charge de l’urgence écologique ;
Amar BELLAL, représentant de Fabien Roussel, Rédacteur en chef de la revue Progressistes et membre du Conseil national du PCF ;
Jean-Marie BROM, représentant de Jean-Luc Mélenchon, Directeur de Recherches au CNRS en Physique des Particules et chargé de cours à l’Université de Haute-Alsace sur l’Énergie.

Après une introduction sur les enjeux des énergies renouvelables par Alexandre Roesch, Délégué général du SER, les porte-paroles des candidats ont détaillé leurs propositions respectives et se sont prêtés au jeu de plusieurs exercices interactifs :
Une séquence “Oui ou Non” en réponse à une série de questions clés portant par exemple sur la part des renouvelables dans le mix énergétique, le développement de l’éolien terrestre ou encore celui du gaz vert en remplacement des importations de gaz russe ;
Une séquence de réaction face à des Unes de presse thématiques sur le climat et l’énergie, tirées au hasard ;
Un “temps additionnel” pour répondre aux questions formulées par la communauté des twitcheurs dans le chat du live.

Par la richesse des échanges et la mise en lumière des différences entre les projets portés par les candidats, ce format inédit d’audition concrétise la volonté du SER de contribuer à inscrire les enjeux cruciaux de la transition énergétique et du climat au cœur de la campagne présidentielle, comme l’attendent en particulier les jeunes générations, et de nourrir un débat démocratique éclairé à l’heure de choix décisifs pour l’avenir de notre pays.

 


LE PROGRAMME DU SER POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

 
Cette contribution s’ajoute aux propositions et aux mesures concrètes portées par le SER pour une accélération forte et immédiate du développement des énergies renouvelables, indispensable à l’atteinte des objectifs climatiques et au renforcement de la souveraineté énergétique de la France.
 
Les mesures transversales et sectorielles détaillées dans le second volet de son Livre Blanc 2022 permettront ainsi de répondre aux impératifs de la neutralité carbone tout en pérennisant des industries créatrices d’emploi et d’économie durable dans les territoires.
 
 

 

A télécharger :

Communiqué de presse du 24 mars 2022
Livre Blanc du SER – Acte 2 : le programme

Présidentielles 2022 : tournée des régions du SER

Dans la perspective d’un quinquennat décisif pour la transition énergétique, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et ses représentations régionales partent à la rencontre des acteurs locaux et de la presse dans cinq régions métropolitaines : Occitanie, Bretagne, Grand Est, Hauts-de-France et Nouvelle-Aquitaine. Au menu : état des lieux de la transition énergétique sur le territoire, révélation de l’étude Ifop sur les perceptions des renouvelables dans la région et visites de sites illustrant la diversité des filières EnR.

Encouragé par l’opinion, le SER propose des mesures pour accélérer la transition énergétique en région et révèle les résultats d’un sondage mené par l’Ifop auprès des habitants de ces 5 régions. Cette enquête, qui vise à mieux comprendre leurs attentes en matière de transition énergétique, témoigne de leur soutien massif au développement de l’ensemble des renouvelables sur leur territoire.

L’urgence climatique impose en effet de mettre en place un véritable plan de bataille pour respecter la trajectoire fixée par l’accord de Paris. Les mesures transversales et sectorielles détaillées par le SER dans le second volet de son Livre Blanc 2022 permettraient ainsi de répondre à ces objectifs de décarbonation tout en pérennisant des industries créatrices d’emploi et d’économie durable dans les territoires.

A l’heure de la révélation des programmes des candidats à la Présidentielle, le SER souhaite porter ses propositions auprès de l’ensemble des acteurs de la campagne et partager l’énergie d’un nouvel élan pour la France et ses territoires.

 

Agenda de la tournée des régions et résultats des sondages Ifop menés auprès des habitants :
Région Bretagne – mardi 22 février 2022 > Communiqué de presse
Région Grand-Est – mardi 1er mars 2022 > Communiqué de presse
Région Occitanie – jeudi 3 mars 2022 > Communiqué de presse
Région Nouvelle-Aquitaine – mardi 8 mars 2022 > Communiqué de presse
Région Hauts-de-France – jeudi 10 mars 2022 > Communiqué de presse

> Suivre la tournée des régions du SER sur Twitter

Les énergies renouvelables, un atout indéniable pour nos territoires

Portant une ambition forte pour la transition énergétique, les régions accordent une place particulièrement importante à de nombreuses filières renouvelables.

En 2019, les énergies renouvelables ont généré plus de 14 milliard d’euros en valeur ajoutée nette et leur contribution au PIB français devrait atteindre les 24 milliards d’euros en 2028, notamment grâce au dynamisme des filières en territoire.
Les retombées fiscales des énergies renouvelables vers les collectivités locales sont estimées à 1 milliard d’euros en 2019, et à 1,6 milliard d’euros en 2028. Près d’un tiers de ces retombées bénéficient directement aux communes et intercommunalités.

L’utilisation des sources d’énergies locales renouvelables est en effet porteuse de croissance et d’emploi pour les habitants en région. En 2019, elles représentaient plus de 166 000 emplois, un chiffre qui devrait atteindre les 264 000 emplois en 2028.

 
Un soutien fort et consensuel des habitants en région aux énergies renouvelables

Sept habitants sur dix considèrent que la lutte contre le réchauffement climatique doit constituer un enjeu prioritaire de la prochaine élection présidentielle et 60% estiment que la transition énergétique ne va pas assez vite dans le pays. Dans ce contexte, les énergies renouvelables apparaissent comme un levier indispensable de la transition énergétique et de la lutte contre le réchauffement climatique et font l’objet de fortes attentes dans la perspective du prochain quinquennat : 87% des interrogés souhaitent que le futur président, « quel qu’il soit », encourage le développement des énergies renouvelables en France.

Pour accélérer la transition énergétique, les habitants en région font en effet majoritairement confiance au renouvelable. 87% d’entre eux jugent « utile » d’amplifier leur développement pour lutter contre le réchauffement climatique. Les énergies renouvelables sont également positivement perçues pour leurs effets sur l’emploi (84%) et leurs capacités à renforcer l’indépendance de la France (81%).

Toutes les sources d’énergie renouvelables sur lesquelles ont été interrogés les habitants en région bénéficient d’une bonne image, rassemblant entre 58% et 87% des interrogés. Ce choix se retrouve également dans les préférences locales, la population régionale se montrant en effet majoritairement favorable pour l’avenir au développement des énergies renouvelables au sein de « leur région » :

  • 87% sont favorables au développement de l’énergie solaire ;
  • 86% approuvent le développement de l’hydro-électricité ;
  • 86% sont favorables au développement de la géothermie ;
  • 80% approuvent le développement de cultures agricoles pour produire des biocarburants ;
  • 79% sont favorables au développement de la méthanisation ;
  • 65% soutiennent le développement de l’éolien en mer (pour les régions concernées) ;
  • 60% approuvent le développement de l’éolien terrestre ;
  • 58% soutiennent le développement du chauffage collectif au bois.

 
Le programme du SER pour la transition énergétique en France et dans ses territoires

L’Ademe et le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité français (RTE) l’ont désormais rappelé : pour garantir notre sécurité d’approvisionnement et permettre à la France d’atteindre la neutralité carbone en 2050, près de 75% de notre consommation d’énergie devra être satisfaite par des énergies renouvelables à cet horizon. Un projet qui nécessite d’agir aux niveaux international et européen mais aussi à l’échelle des territoires. En première ligne pour planifier et participer à la concertation autour des projets d’énergies renouvelables, ils en sont les acteurs majeurs mais aussi les premiers bénéficiaires d’un point de vue socio-économique.

Pour Jean-Louis Bal, Président du SER : ‹‹ Pour être au rendez-vous en 2050, la France doit dès à présent passer à la vitesse supérieure en matière de renouvelables. C’est aussi un enjeu de responsabilité et de crédibilité par rapport aux jeunes générations, qui attendent une mobilisation forte de toutes les parties-prenantes. Dans ce contexte, les candidats doivent se saisir des outils déjà existants et être en capacité d’en faire émerger de nouveaux pour accélérer et accompagner le formidable projet rassembleur qu’est la transition énergétique ››.

Les clés pour déployer nos énergies dans les filières renouvelables

Après avoir livré une vision de ce que la France peut retirer du développement massif des renouvelables, le second volet du Livre blanc du SER présente une série de 10 mesures transversales et concrètes pour passer à l’action dans le cadre du quinquennat à venir :

01. Un « Fonds social pour le climat » pour accompagner les plus vulnérables et permettre une transition énergétique pour tous.
02. Un « Parcours renouvelable » pour décrocher un emploi dans la transition énergétique.
03. Une « étude d’impact climatique » sous l’autorité du Premier ministre pour une meilleure cohérence des politiques publiques.
04. Une ambition énergétique cohérente avec celle de l’Union Européenne et assise sur une fiscalité allégée pour les énergies renouvelables.
05. Un nouveau programme industriel « France Renouvelables » pour renforcer la souveraineté de la France dans les technologies stratégiques de la transition énergétique.
06. Un pacte « Investir en confiance » pour renouveler les modes de financement des énergies renouvelables.
07. Un programme national de sortie des énergies fossiles dans les secteurs encore dépendants.
08. Un renforcement des ressources humaines et des capacités de pilotage de la politique de développement des énergies renouvelables pour respecter les objectifs fixés.
09. Un programme national d’information sur les énergies renouvelables pour un débat éclairé et fondé sur des faits.
10. Une France exemplaire en Europe et dans le monde pour se positionner comme une nation leader de la transition énergétique.

En complément de ces propositions, près de 50 mesures sectorielles ont été élaborées afin de répondre aux enjeux des 12 filières du renouvelable français et ainsi générer des retombées environnementales et économiques significative.

 

  • Les biocarburants. Objectif : pérenniser les industries et les emplois liés à la production de biocarburants conventionnels et développer les emplois liés à la production de biocarburants avancés.
  • Le bois-énergie individuel. Objectif : améliorer la qualité de l’air grâce au remplacement d’appareils anciens et polluants par des équipements labellisés, tout en participant à la stabilité du réseau électrique.
  • Le bois-énergie collectif. Objectif : pérenniser et développer des emplois ancrés dans les territoires et souvent générés par des PME pour renforcer et structurer l’ensemble de la chaîne de valeur.
  • L’éolien terrestre. Objectif : permettre à chacun de disposer des clés pour en comprendre les enjeux et participer au débat, accélérer les instructions des projets et faire bénéficier les communes d’implantation des retombées directes des parcs à travers la mise en place d’un nouveau fonds.
  • L’éolien en mer. Objectif : lancer un exercice de planification maritime dès 2022 et conclure un Pacte de filière pour formaliser des engagements relatifs à sa pérennisation et demander un engagement de l’État sur le rehaussement des ambitions de développement, à moyen et long-terme.
  • Les énergies marines renouvelables (EMR). Objectif : doter la France d’un objectif de développement pour tirer parti de ces ressources en métropole comme en Outre-mer.
  • Les gaz renouvelables. Objectif : produire et injecter 12 TWh de biome´thane dans les réseaux gaziers à horizon 2023 et créer près de 16 000 emplois directs et indirects d’ici la fin de la décennie.
  • La géothermie. Objectif : doubler la production de chaleur par géothermie en dix ans, soit une économie de 1,1 million de tonnes équivalent pétrole.
  • L’hydroélectricité. Objectif : optimiser la production des installations existantes et en développer de nouvelles.
  • Le solaire photovoltaïque. Objectif : créer de nouvelles implantations industrielles innovantes pour positionner la France comme un véritable acteur du solaire, crédible en Europe et dans le monde.
  • Le solaire thermique. Objectif : accélérer son développement pour diversifier les solutions de production de chaleur renouvelable, en particulier pour l’industrie et les réseaux de chaleur.
  • La valorisation énergétique des déchets. Objectifs : tendre vers 100 % de valorisation des déchets en complément du recyclage.

 

MéthaFrance, le nouveau site pour tout savoir sur la méthanisation

A l’occasion du Groupe National d’échanges sur le biogaz organisé le 18 janvier 2022 par le Ministère de la Transition écologique, le Syndicat des énergies renouvelables, en collaboration avec un consortium d’acteurs représentatifs de la filière, lance MéthaFrance, le Portail National d’information grand public dédié à la Méthanisation.

 

 

Un Portail National porté par les acteurs de la Méthanisation

En France, l’énergie renouvelable issue de la méthanisation se développe rapidement. Alors que cette filière est encore mal connue du grand public et qu’elle sera amenée à jouer un rôle crucial dans l’atteinte de la neutralité carbone de notre pays, il est important de mettre à la disposition de tous une information claire et objective sur le sujet. Parmi les recommandations du groupe de travail ministériel sur la méthanisation, figurait ainsi la « création d’un portail national de ressources, porté par les organisations professionnelles, pour informer le public sur la méthanisation et notamment sur ses effets pour les territoires et le monde agricole (économie circulaire, valorisation des déchets, santé, création d’emplois, etc.) ».

Aujourd’hui, le site MéthaFrance vient répondre à cet enjeu, en regroupant sous un format facilement accessible un ensemble d’informations et des éléments de réponses aux principales questions que peuvent se poser les Français sur la méthanisation. Ce nouveau centre de ressource en ligne apporte également de l’information aux collectivités et aux porteurs de projets qui souhaiteraient devenir acteurs du développement du gaz renouvelable en France. Le regroupement des ressources existantes en une interface nationale unique permet aux parties prenantes de comprendre les aspects tant positifs que les points de vigilance qu’implique le développement de la méthanisation. En ce sens, MéthaFrance a pour objectif de contribuer à éclairer les débats sur cette filière.

Qu’est-ce que la méthanisation ? Comment fonctionne-t-elle ? Quelle est son histoire ? Quel est son impact agronomique, environnemental, socio-économique, énergétique ? Comment se développe-t-elle en France ? Quels sont les acteurs et métiers qui constituent cette filière ? Autant de questions auxquelles MéthaFrance tâche de répondre de manière simple, neutre, ergonomique et gratuite, en réunissant l’ensemble des connaissances et ressources bibliographiques établies, afin de constituer un socle de références partagées. Evolutif, le portail continuera à s’enrichir au rythme de l’actualité et des publications.

Dans le cadre d’un mandat confié par les pouvoirs publics, le contenu de ce portail national a été élaboré de manière collective par un comité de pilotage qui réunit de nombreux contributeurs :

L’année 2021 a déjà dépassé le précédent record de raccordement d’énergies renouvelables de 2017 avant même son terme

La puissance totale du parc électrique EnR – éolien, solaire, hydroélectricité et bioénergies – s’élève, au 30 septembre 2021, à 58 759 MW, en hausse de 2 876 MW sur les trois premiers trimestres de l’année 2021 (3 543 MW sur les douze derniers mois), chiffre déjà supérieur au record annuel de 2017 (qui s’élevait à 2 757 MW), en trois mois de moins.

Au troisième trimestre 2021, 887 MW de nouvelles installations ont été raccordés aux réseaux d’électricité métropolitains, les filières solaire et éolienne comptant respectivement pour 621 MW et pour 279 MW.

Les énergies renouvelables ont participé à hauteur de 26,6 % à la couverture de la consommation d’électricité de France métropolitaine au cours du troisième trimestre 2021 (et 26 % sur les douze derniers mois) en produisant 25,7 TWh d’électricité renouvelable, chiffre en hausse de 9,4 % par rapport au même trimestre de l’année dernière.

Le parc éolien atteint 18 487 MW au 30 septembre 2021 avec 279 MW raccordés au cours du dernier trimestre. Sur une année, la croissance s’élève à 1 285 MW. A fin 2023, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) vise un parc de 24 100 MW pour la filière éolienne terrestre. Le taux d’atteinte de cet objectif s’élève actuellement à 76,6 %.
La production électrique d’origine éolienne s’est établie à 6,2 TWh sur le trimestre écoulé, en baisse de 2 % par rapport au troisième trimestre 2020. Le taux de couverture de la consommation par l’énergie éolienne s’élève à 6,4 % pour ce troisième trimestre 2021 (8,2 % sur les douze derniers mois).

La puissance du parc solaire s’élève à 12 329 MW au 30 septembre 2021, avec 621 MW raccordés au cours du troisième trimestre 2021. Sur les douze derniers mois, 2 162 MW ont été raccordés. A fin 2023, la PPE vise un parc de 20 100 MW, objectif qui est actuellement atteint à 60,6 %.
La production électrique d’origine photovoltaïque s’est établie à 4,8 TWh produits durant le troisième trimestre 2021, en hausse de 9 % par rapport au même trimestre en 2020 grâce aux nouvelles capacités raccordées. Le taux de couverture de la consommation électrique par l’énergie solaire s’établit ainsi à 5 % pour ce trimestre (2,9 % sur les douze derniers mois).

Le parc hydroélectrique atteint une puissance raccordée de 25 498 MW (25 721 MW avec la Corse), 19 MW sur une année, mais -16 MW sur le trimestre du fait de corrections de données sur le parc existant. A fin 2023, la PPE vise un parc (hors Corse) de 25 700 MW, objectif atteint à 99,2 %.
Pour la France métropolitaine, Corse incluse, la filière a produit 12,7 TWh d’électricité renouvelable sur le trimestre, en hausse de 16 % par rapport au troisième trimestre 2020. Le taux de couverture de la consommation électrique par l’hydroélectricité renouvelable s’établit à 13,1 % pour ce trimestre (13,2 % sur les douze derniers mois).

La filière bioénergies électriques atteint une puissance de 2 222 MW avec 3 MW de nouvelles capacités raccordées durant le trimestre écoulé (et 77 MW sur les douze derniers mois).
La production trimestrielle s’élève à 2 TWh, un chiffre en hausse de 10 % par rapport au troisième trimestre 2020. La filière couvre 2,1 % de l’électricité consommée au cours du trimestre écoulé (1,7 % sur les douze derniers mois).

 

Afin de répondre aux objectifs de la Loi Energie-Climat de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix de production électrique en 2030, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer pour permettre l’intégration de l’électricité renouvelable, tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique, ainsi que la qualité d’alimentation des consommateurs.

Ces résultats sont issus du Panorama de l’électricité renouvelable au 30 septembre 2021, élaboré chaque trimestre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), RTE, Enedis et l’Agence ORE (Opérateurs de Réseaux d’Energie). Ce document est complété d’un supplément technique sur les Technologies pour la production d’électricité renouvelable.

Le SER entre dans la campagne présidentielle : publication du Livre Blanc ‹‹ Renouvelables, l’énergie d’un nouvel élan pour la France ››

Dans la perspective d’un quinquennat décisif en matière de leadership et de souveraineté énergétique, le Syndicat des énergies renouvelables publie le premier volet de son Livre Blanc destiné aux candidats et à leurs équipes de campagne. Ce document d’analyse prospective, enrichi par des experts, revient sur l’impérieuse nécessité pour la France d’accélérer le développement des énergies renouvelables.

Pour Jean-Louis Bal, Président du SER : ‹‹ Alors même que les Français plébiscitent les énergies renouvelables, qu’elles rendent notre industrie plus compétitive, soutiennent notre agriculture, diminuent nos importations d’énergies fossiles, créent de l’emploi et revitalisent nos territoires, la France accuse un retard important dans leur développement. Une situation à laquelle le prochain quinquennat devra remédier si nous voulons nous donner les moyens d’agir dans la lutte contre le réchauffement climatique et faire des énergies renouvelables et de la relance verte un nouvel élan pour la France ››.

Élément constitutif de notre souveraineté nationale, les énergies renouvelables révèlent et renforcent les atouts de notre pays. Facteur de compétitivité industrielle, elles doivent lui permettre de compter sur ses propres forces sans dépendre de sources d’énergie importées. Sources d’emplois, de dynamisme et d’attractivité dans les territoires, elles sont aussi une réponse aux enjeux de notre société en mutation à l’heure où les citoyens veulent jouer un rôle grandissant dans la transition énergétique.

Un soutien fort et consensuel au développement des énergies renouvelables en France

Publiée en marge de son 22ème colloque annuel qui se tient actuellement à Paris, le SER révèle les résultats d’un sondage mené par l’Ifop en septembre 2021. L’enquête confirme la tendance : les Français, de plus en plus préoccupés par l’urgence climatique, sont 70% à considérer la lutte contre le réchauffement comme un enjeu prioritaire de l’élection présidentielle. 6 interrogés sur 10 considèrent par ailleurs que la transition énergétique ne va pas assez vite dans notre pays (27% considérant qu’elle va au bon rythme et 13% trop vite). Un diagnostic partagé dans toutes les catégories d’âge et sociales de la population.

Pour accélérer la transition énergétique, les Français font majoritairement confiance aux énergies renouvelables. Elles font consensus à 87% comme solution utile pour lutter contre le réchauffement climatique et s’imposent parmi les mesures les plus efficaces pour sauver le climat. Elles sont également jugées favorables pour leurs effets sur l’emploi et leur capacité renforcer l’indépendance de la France par plus de 8 Français sur 10. Toutes les sources d’énergie renouvelables testées dans le cadre du sondage bénéficient d’une bonne image, rassemblant entre 64% et 90% des Français. Une proportion sensiblement supérieure à celle dont jouissent les autres types d’énergie.

Cette confiance dans les énergies renouvelables comme levier indispensable de la transition énergétique et de la lutte contre le réchauffement climatique débouche sur une attente politique forte à l’égard du prochain quinquennat : 87% des Français souhaitent que le futur président et son gouvernement encouragent le développement des énergies renouvelables en France. Un souhait partagé par tous les électorats.

Dans un contexte d’attaques et de polémiques, les Français continuent de soutenir très majoritairement l’éolien

Le soutien à l’éolien reste nettement dominant au sein de l’opinion publique. Sans nier les résistances au sein de catégories particulières, comme les générations les plus âgées et les sympathisants de droite, la volonté majoritaire demeure en faveur d’un développement de l’éolien. 2/3 des Français conservent aujourd’hui une vision positive de l’énergie éolienne (64% pour l’éolien terrestre, 66% pour l’éolien en mer). Au sein de leur région, 60% se prononcent en faveur d’un développement de l’éolien terrestre et 65% en faveur d’un développement de l’éolien en mer (pour les régions littorales).

Les critiques sur l’impact sur les paysages ne sont partagées que par une minorité de Français : 61% des Français, et 59% des habitants des communes rurales, déclarent « ne pas être dérangés » par la présence d’éoliennes dans les paysages de leur région ou lorsqu’ils se déplacent. Appelés arbitrer entre avantages et inconvénients des éoliennes, une large majorité des Français (58% contre 42%) tranche en faveur des éoliennes et souhaitent la poursuite de leur développement. L’éolien reste enfin très largement soutenu par les jeunes générations : 74% des 18-24 ans et 71% des 25-34 ans ont ainsi une perception positive de l’éolien terrestre.

Pour Jérôme Fourquet, Directeur du département Opinion & stratégies d’entreprise de l’Ifop : ‹‹ Appelés à trancher entre arguments pour et contre, 58% des Français considèrent que les éoliennes présentent plus d’avantages que d’inconvénients et souhaitent voir poursuivre leur développement dans notre pays. Des chiffres qui confirment que le soutien à l’éolien reste particulièrement marqué et significatif, surtout au sein des jeunes générations qui se révèlent être les plus sensibles à l’enjeu climatique››.